Qui est Georges Lapaire ?
Infirmier libéral depuis vingt-cinq ans, j’ai pris la route de la campagne quand l’hôpital est devenu trop bruyant. Ce carnet, c’est ce que j’en garde.
Une vocation tardive
Je n’ai pas su jeune que je deviendrais soignant. J ai d’abord fait deux années de droit puis basculé en école d’infirmière à Bordeaux. La pneumologie au CHU pendant douze ans, ensuite la libérale. Aujourd hui, c’est entre cinquante et soixante-dix patients par semaine, certains que je vois depuis quinze ans.
Pourquoi un carnet ?
Parce que la médecine s’écrit dans les marges. Ce que l’on apprend en école, c’est la technique ; ce que l’on apprend chez les gens, c’est tout le reste. J ai pris l’habitude de noter, sur un petit carnet kraft, ce que je voyais : une astuce de pansement, une question d’aidant, une attitude qui rassure mieux qu’une parole. À cinquante-cinq ans, je me suis dit que ces notes pouvaient servir.
Qui peut me lire ?
Des confrères et consœurs surtout, qui débutent ou qui aiment partager. Des aidants familiaux qui veulent comprendre ce que vient faire l’infirmier qui sonne trois fois par semaine chez leur mère. Des patients aussi — beaucoup me disent qu’ils relisent mes billets pour mieux suivre leurs traitements.
Ce que ce site n’est PAS
Ce n’est ni un cabinet en ligne ni un service de consultation à distance. Pour toute urgence, c’est le 15. Pour un avis médical, votre médecin traitant. Ici, on prend le temps de parler du métier et des gestes — c’est tout, et c’est déjà beaucoup.
— Georges Lapaire