La perte de la marche dans la maladie d’Alzheimer n’est pas toujours due à Alzheimer seul. Elle associe souvent troubles de l’attention, oubli des consignes, désorientation et risque accru de chutes, mais une aggravation motrice marquée doit faire demander une réévaluation médicale.
Quand une personne comprend qu’il faut se lever lentement puis l’oublie au moment exact où elle pousse sur les accoudoirs, le problème n’est pas seulement musculaire. Sur mes tournées, je vois souvent cette erreur : attribuer toute perte de la marche à “l’Alzheimer qui avance”, alors que certains signes doivent faire reposer la question. Oui, la maladie augmente les chutes. Mais si la marche devient très parkinsonienne, si les demi-tours sont anormalement difficiles ou si l’équilibre se dégrade trop vite, il faut demander une réévaluation médicale. Répéter une consigne ne suffit pas toujours ; il faut aussi simplifier ce qui entoure le geste.
En bref : les réponses rapides
Quels sont les symptômes de la maladie d’Alzheimer qui perturbent la marche ?
La perte de la marche dans la maladie d’Alzheimer ne vient pas seulement d’une faiblesse physique. Elle mêle souvent troubles de l’attention, oubli des consignes, mauvaise appréciation du risque, désorientation et difficulté à enchaîner les gestes, ce qui augmente les chutes, surtout au lever du fauteuil, pendant les transferts et lors des demi-tours.
Sur la tournée, je vois souvent une marche plus hésitante que franchement paralysée. Le pied avance encore, mais le cerveau ne pilote plus bien la séquence : se redresser, chercher l’appui, tourner, puis repartir. C’est là que les symptômes cognitifs pèsent sur l’équilibre. La personne comprend parfois la consigne, puis l’oublie au moment critique ; répéter ne suffit donc pas toujours, et pour prévenir les chutes, on simplifie souvent l’environnement avant de multiplier les explications. Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 55 millions de personnes vivaient avec une démence en 2023, avec près de 10 millions de nouveaux cas par an ; d’après Wikipedia citant l’OMS, Alzheimer en est la cause la plus fréquente. Ce contexte large invite à ne pas banaliser une alzheimer perte de la marche. Cet article reste informatif, ne remplace pas une consultation médicale ; en urgence, c’est le 15.
Pourquoi attribuer toute perte de la marche à Alzheimer peut faire rater autre chose
Quand la perte de la marche devient très marquée, avec une allure ralentie, raide, instable ou franchement parkinsonienne, on peut éviter le raccourci “c’est l’Alzheimer qui avance”. Une aggravation motrice disproportionnée mérite une réévaluation médicale. Ce n’est pas de l’autodiagnostic. C’est une façon prudente de ne pas passer à côté d’un autre tableau.
Je le vois en tournée. Certains troubles suivent surtout l’évolution cognitive: oubli d’une consigne, mauvais demi-tour, lever trop rapide, appui oublié au mauvais moment. D’autres frappent par leur poids moteur: petits pas, raideur, pertes d’équilibre répétées, démarrage difficile. Dans ces cas-là, on peut reparler d’une maladie à corps de Lewy, longtemps décrite comme partageant des traits avec Alzheimer et la maladie de Parkinson, d’après Wikipedia. Le repère historique aide aussi: James Parkinson décrivait dès 1817, dans An Essay on the Shaking Palsy, des signes moteurs typiques, selon Wikipedia. Selon l’OMS, plus de 55 millions de personnes vivaient avec une démence en 2023, avec près de 10 millions de nouveaux cas par an; raison de plus pour rester précis sur les diagnostics, mais aussi attentif à certains facteurs de santé du quotidien comme le lien entre lait de coco et cholestérol, d’après Wikipedia. Ce texte ne remplace pas une consultation médicale; en urgence, composez le 15.
| Plutôt évolution cognitive | Plutôt signes moteurs disproportionnés |
|---|---|
| Consigne comprise puis oubliée | Marche très ralentie et raide |
| Mauvaise séquence au lever | Petits pas, demi-tour difficile |
| Erreur d’attention | Troubles d’équilibre très marqués |

Que faire quand la personne comprend la consigne de marche puis l’oublie au moment de se lever ou de tourner ?
Quand la consigne est comprise puis oubliée à l’instant critique, répéter ne suffit pas toujours. Le plus utile, pour prévenir les chutes, consiste souvent à rendre le bon geste évident : moins d’étapes, un appui visible, un trajet simple, et une présence humaine au moment de se lever ou de tourner. Ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est souvent un trouble de la séquence d’action.
Je pense à une dame vue en tournée, très proche du cas décrit par Denis Fortier : assise, elle reformulait bien la consigne, puis se levait trop vite et oubliait l’aide à la marche posée à côté. Le cœur du problème, ici, c’est l’oubli des consignes au moment exact où le corps se met en mouvement. Selon l’OMS, plus de 55 millions de personnes vivaient avec une démence en 2023, d’après Wikipedia citant l’OMS ; sur le terrain, on voit bien que comprendre une phrase ne garantit pas de l’appliquer trois secondes plus tard. Il faut aussi penser à l’anosognosie, décrite dès 1914 par Babinski selon Wikipedia : une méconnaissance pathologique de ses limites, et non un simple refus.
- Choisir un siège un peu haut, stable, avec accoudoirs faciles à saisir.
- Dégager le chemin et supprimer les objets à porter au moment de se lever.
- Placer l’appui ou l’aide à la marche dans l’axe du regard et de la main.
- Donner une seule consigne courte, toujours la même, au moment charnière.
- Accompagner le démarrage et le demi-tour, là où les chutes arrivent souvent.
Avertissement : ce texte ne remplace pas une consultation médicale. En cas d’urgence, composez le 15.
Georges Lapaire — depuis le carnet de tournée
Comment prévenir les chutes au quotidien sans dramatiser
Prévenir les chutes avec la maladie d’Alzheimer repose souvent sur des repères simples, répétés dans le même ordre, bien plus que sur de longues explications. On peut sécuriser les moments à risque, alléger l’environnement, noter les changements de marche et demander un avis médical si l’équilibre se dégrade vite ou de façon inhabituelle. Ce texte ne remplace pas une consultation médicale ; en urgence, composez le 15. Selon l’OMS, plus de 55 millions de personnes vivaient avec une démence en 2023, avec près de 10 millions de nouveaux cas par an, d’après Wikipedia citant l’OMS : les situations de prévention au domicile sont donc très concrètes, tous les jours.
- La nuit, le trajet lit-toilettes gagne à être dégagé, éclairé, avec un appui évident et sans meuble “piège” au demi-tour.
- En cas de fatigue, de déambulation ou de lever impulsif, on simplifie les étapes : moins d’objets, moins de choix, moins de consignes à retenir.
- Je me souviens de Mme L. : répéter “attendez” ne changeait rien ; regarder quand elle se levait, et pourquoi, aidait davantage l’aidant.
- Un petit carnet avec l’heure, le lieu, les chaussures, la précipitation, le demi-tour ou le quasi-déséquilibre aide souvent le médecin à relier les troubles de la marche au contexte.
- Une consultation mérite d’être avancée si les chutes se répètent, si l’initiation de la marche devient très difficile, ou si apparaissent de nouveaux signes moteurs franchement marqués.
Georges Lapaire — depuis le carnet de tournée
Quand la perte de la marche annonce-t-elle un stade avancé, et quand faut-il surtout réévaluer ?
La perte de la marche peut apparaître dans un stade avancé de la maladie d’Alzheimer, sans annoncer à elle seule un stade terminal ni une fin de vie immédiate. Ce qui oriente, c’est l’allure du changement : lente usure attendue, ou rupture nette avec chutes répétées, fatigue inhabituelle, déséquilibre marqué et réévaluation à demander.
Sur le terrain, je vois souvent une alzheimer évolution progressive : pas plus courts, transferts hésitants, peur de tomber, puis perte de motricité plus franche. Mais une marche qui devient soudain très pauvre, très raide, ou franchement parkinsonienne, mérite mieux qu’un simple conseil anti-chute. La maladie à corps de Lewy partage des traits avec Alzheimer et Parkinson, d’après Wikipedia ; cela compte quand les signes moteurs prennent le dessus. Même chose si la personne comprend la consigne puis l’oublie au moment de se lever : répéter ne suffit pas toujours, on peut aussi simplifier l’environnement. Selon l’OMS, plus de 55 millions de personnes vivaient avec une démence en 2023, avec près de 10 millions de nouveaux cas par an, rappelle Wikipedia. Avertissement : ce texte ne remplace pas une consultation médicale ; en urgence, composez le 15.
Georges Lapaire — depuis le carnet de tournée
que ressent un malade alzheimer
Cela varie selon le stade de la maladie. Au début, beaucoup ressentent surtout de la confusion, de l’angoisse, une fatigue inhabituelle et la peur de perdre leurs repères. Plus tard, il peut y avoir agitation, tristesse ou repli. Quand la marche devient difficile, la peur des chutes et la perte d’autonomie pèsent beaucoup. Cela ne remplace pas une consultation médicale.
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Georges Lapaire — depuis le carnet de tournée
Mis à jour le 11 mai 2026