Aller au contenu principal
Maladies chroniques

La 5ème maladie se reconnaît-elle à ses joues rouges ?

La 5ème maladie, ou érythème infectieux, est une infection généralement bénigne causée par le parvovirus B19, fréquente chez l’enfant. Elle peut provoquer des joues très rouges puis une éruption sur le corps ; chez l’adulte, des douleurs articulaires sont possibles et certaines s

• •
La 5ème maladie se reconnaît-elle à ses joues rouges ?

La 5ème maladie, ou érythème infectieux, est une infection généralement bénigne causée par le parvovirus B19, fréquente chez l’enfant. Elle peut provoquer des joues très rouges puis une éruption sur le corps ; chez l’adulte, des douleurs articulaires sont possibles et certaines situations exigent un avis médical.

En tournée, j’ai déjà vu des parents s’alarmer devant des joues soudain très rouges, alors que leur enfant jouait encore normalement. Cette éruption évoque souvent la 5ème maladie, mais elle n’est pas le seul signe à prendre en compte. La contagion survient surtout avant l’apparition des plaques, ce qui déroute fréquemment les familles et les équipes scolaires. Je partage ici des repères utiles pour distinguer une situation habituelle d’un motif de consultation, notamment chez l’adulte, pendant la grossesse ou en cas de fragilité immunitaire.

Qu’est-ce que la 5ème maladie, ou mégalérythème épidémique  ?

À la sortie de l’école, un enfant aux joues brusquement écarlates inquiète souvent sa famille. La 5ème maladie, appelée aussi mégalérythème épidémique ou érythème infectieux, est une infection virale due au parvovirus B19. Elle touche surtout les enfants et reste habituellement bénigne. La rougeur vive des joues, parfois comparée à des joues giflées, peut être suivie de plaques rosées en dentelle sur le tronc ou les membres. Le terme « cinquième » vient d’une ancienne classification des maladies éruptives de l’enfance  ; ce n’est ni un stade, ni une mesure de gravité. L’infection peut aussi passer inaperçue.

Le parvovirus B19 se transmet notamment par les sécrétions respiratoires. Beaucoup s’attendent à voir l’éruption chez tous les enfants, alors qu’elle peut être discrète ou absente. La prudence dépend donc moins du nom de la maladie que de la personne exposée. En juin 2025, Le Devoir rapportait un regain d’attention autour de la cinquième maladie au Québec  ; cette actualité ne vaut pas alerte sanitaire en France. Elle rappelle toutefois que les situations de grossesse, d’immunité diminuée ou de douleurs articulaires chez l’adulte méritent un repère médical adapté. Ce texte ne remplace pas une consultation médicale  ; en cas d’urgence, appelez le 15.

Pourquoi l’appelle-t-on la « cinquième » maladie  ?

Pourquoi ce chiffre, au juste  ? La cinquième maladie appartenait à une ancienne numérotation des éruptions de l’enfance, établie avant que les causes virales soient bien identifiées. Aujourd’hui, le terme médical est mégalérythème épidémique, aussi nommé érythème infectieux  : il est lié au parvovirus B19, d’après la source Mégalérythème épidémique. Le surnom « syndrome des joues giflées » décrit l’aspect rouge du visage, souvent remarqué en premier. Le chiffre ne mesure rien. Il ne renseigne ni la gravité, ni le risque pour un enfant ou un adulte. Cette infection est le plus souvent bénigne chez l’enfant, mais une situation particulière, notamment une grossesse ou une immunité fragilisée, mérite un avis médical. Ce texte ne remplace pas une consultation  ; en urgence, appelez le 15.

Georges Lapaire, depuis le carnet de tournée

Rubéole et l'infection par le parvovirus B19, Maladies infectieuses Algerie

Reconnaître les symptômes chez l’enfant et chez l’adulte

Que racontent ces joues très rouges  ? Chez l’enfant, les symptômes de la 5ème maladie peuvent d’abord ressembler à une fatigue ou un petit rhume, parfois avec une fièvre modérée, puis surviennent les joues dites « giflées ». Une éruption cutanée chez l’enfant peut ensuite gagner le tronc et les membres, en plaques rosées ou en dessins de dentelle. Chaleur, soleil, effort ou bain chaud peuvent la rendre plus visible, voire la faire réapparaître un temps. Cet érythème infectieux n’a toutefois pas toujours le même visage d’un enfant à l’autre.

Chez l’adulte, la cinquième maladie passe parfois moins par la peau que par des douleurs ou des raideurs articulaires, notamment aux mains, poignets, genoux ou chevilles. L’éruption peut être discrète, absente, ou simplement remarquée après une douche chaude. Je me souviens d’une tournée où une mère avait noté, sur une feuille, la date de la fièvre de son enfant, celle des joues rouges et ses propres douleurs articulaires  : ce repère a rendu l’échange avec le médecin bien plus clair. Les informations de l’Assurance Maladie sur ameli.fr et de Naitre et grandir aident à situer ces signes, sans poser un diagnostic. Ce texte ne remplace pas une consultation médicale  ; en cas de gêne importante ou d’urgence, composez le 15.

Les signes qui ne ressemblent pas à une éruption banale

Ce matin, des joues rouges chez un enfant resté vif et qui boit bien n’avaient pas le même visage qu’un petit patient couché, très abattu, qui refusait toute boisson. Une éruption de cinquième maladie peut être impressionnante, mais une fièvre importante ou persistante, une difficulté à respirer, une pâleur inhabituelle, des saignements, des douleurs marquées ou des signes de déshydratation demandent un avis médical rapide. Même prudence devant des taches violacées qui ne blanchissent pas à la pression d’un verre. Cela peut relever d’autre chose qu’un érythème infectieux. Ces repères ne remplacent pas une consultation médicale  : en cas d’aggravation ou de doute urgent, appelez le 15.

Comment se transmet le parvovirus B19 et à quel moment est-on contagieux  ?

Quand un enfant rentre de l’école avec un petit rhume, puis que ses joues deviennent rouges quelques jours plus tard, les parents pensent souvent que la contagion commence alors. C’est souvent l’inverse. La transmission du parvovirus B19 se fait surtout par les sécrétions respiratoires  : gouttelettes de salive lors de contacts rapprochés, toux ou éternuements. Pour la 5ème maladie, la contagion est donc surtout présente pendant cette phase discrète qui précède l’éruption. Une fois l’érythème infectieux installé, l’enfant n’est généralement plus considéré comme contagieux après éruption, hors situation médicale particulière. Personne n’a fait une erreur.

À la maison, on peut garder des gestes simples pendant les symptômes respiratoires  : lavage des mains, aération des pièces, verres et couverts non partagés. À l’école, l’éviction scolaire n’est pas systématique une fois l’éruption apparue, si l’état général permet la journée et si les consignes locales ne disent pas autre chose. Les informations relayées par France 3 Régions ou Sud Ouest peuvent éclairer un contexte local, sans remplacer l’avis du médecin ou de l’établissement. Prévenir calmement une personne enceinte ou immunodéprimée de l’entourage est utile, afin qu’elle contacte rapidement son professionnel. Ce repère ne remplace pas une consultation médicale  ; en urgence, appelez le 15.

Trois repères simples pour la maison et l’école

À la maison comme à l’école, trois repères aident à vivre une cinquième maladie sans dramatiser ni banaliser. Le début compte, lorsque fièvre ou symptômes respiratoires accompagnent parfois l’infection. L’éruption peut déjà être là. Ces notes facilitent l’échange avec le médecin et l’établissement. Elles ne remplacent pas un avis médical  : en urgence, appelez le 15.

  1. On peut noter le premier jour de fièvre ou de symptômes respiratoires, avec leur évolution.
  2. Durant cette phase, les gestes barrières simples restent une précaution raisonnable.
  3. Informer discrètement les proches concernés, notamment en cas de grossesse ou de fragilité immunitaire, sans se substituer aux consignes du médecin ou de l’établissement.

Face à une exposition  : le bon interlocuteur selon votre situation

Le parvovirus B19 provoque surtout l’éruption de la 5ème maladie chez l’enfant, mais une 5ème maladie chez l’adulte peut entraîner des douleurs articulaires. Un contact scolaire n’implique pas forcément une complication. Grossesse, immunodépression ou maladie du sang nécessitent un avis médical, sans bilan biologique de sa propre initiative.

ProfilÀ surveillerQui contacterDélai
Enfant avec éruption État général, fièvre, boisson, respiration. Médecin traitant si enfant abattu, difficulté respiratoire ou fièvre préoccupante. Dans la journée ; 15 en urgence.
Adulte avec douleurs articulaires Douleurs persistantes, gêne quotidienne, éruption. Médecin traitant si les douleurs articulaires chez l’adulte limitent les gestes. Dans les prochains jours.
Femme enceinte exposée Date du contact, symptômes, stade de grossesse. Sage-femme ou médecin référent. Le jour même ou suivant.
Immunodépression ou maladie du sang Fatigue, pâleur, essoufflement, fièvre. Médecin ou équipe référente pour un parvovirus B19 chez une personne immunodéprimée. Sans tarder.
À retenir

Une exposition pendant la grossesse, une immunodépression, une anémie chronique ou des symptômes inquiétants justifient un conseil rapide.

Diagnostic et traitement du mégalérythème épidémique  : soulager sans banaliser

Diagnostic et traitement du mégalérythème épidémique  : soulager sans banaliser

Le diagnostic de la cinquième maladie ne se réduit pas à des joues rouges. La consultation sert à reprendre la date des premiers signes, l’aspect de l’éruption, les personnes exposées autour de l’enfant et les antécédents médicaux. Chez un enfant en bonne santé, l’examen et le contexte suffisent souvent. Un bilan n’est donc pas automatique. Le médecin peut toutefois demander une sérologie du parvovirus B19 ou d’autres examens lors d’une grossesse, de douleurs articulaires marquées, d’une anémie connue ou d’une immunité fragilisée. Les repères diffusés par l’Assurance Maladie et Elsan vont dans ce sens  : les situations à risque méritent une appréciation individualisée.

Le traitement du mégalérythème épidémique reste symptomatique. Repos adapté, boissons régulières, vêtements souples et ongles courts peuvent rendre les jours d’éruption plus supportables. La fièvre ou la douleur se traitent seulement selon l’avis habituel du professionnel qui suit l’enfant ou l’adulte. Aucun antibiotique n’agit sur cette infection virale, sauf si un autre diagnostic est associé. Je le rappelle volontiers en tournée  : une éruption qui gratte peut inquiéter toute la famille, sans exiger le même bilan pour chacun. Cet article ne remplace pas une consultation médicale  ; en cas d’urgence, composez le 15.

Ce qu’il est utile de préparer avant l’avis médical

Une chronologie simple éclaire souvent l’évaluation. Pour une suspicion de cinquième maladie, notez le début d’une fièvre, d’un rhume ou d’une fatigue, puis la date où les joues rouges et les plaques sont apparues, avec leur localisation et leur évolution. Deux lignes suffisent. Mentionnez aussi les douleurs articulaires, les médicaments déjà pris et tout contact récent avec une personne ayant une éruption. Une grossesse dans l’entourage, des antécédents d’anémie ou une immunodépression changent la prudence à adopter. Cette préparation ne pose pas le diagnostic, mais elle évite d’oublier un détail utile au médecin. Elle ne remplace pas une consultation médicale ; en urgence, appelez le 15.

À domicile, garder des repères simples sans isoler inutilement

Une éruption en dentelle peut changer d’aspect au fil de la journée, surtout après un bain chaud ou une course dans le jardin. Pour la 5ème maladie infantile, l’état général raconte souvent davantage que la couleur des joues  : un enfant qui joue, boit et respire normalement n’a pas le même besoin d’attention qu’un enfant abattu, fébrile ou douloureux. Une surveillance à domicile peut rester simple  : noter l’évolution, proposer du repos et préserver le confort. Quand l’éruption apparaît, la contagiosité liée au parvovirus B19 est habituellement déjà passée  ; le retour à l’école se discute donc surtout selon l’état de l’enfant et les règles de l’établissement, pas sur la seule persistance des marques.

Ce matin, en tournée, un parent m’a montré des plaques redevenues vives après le bain, avec une inquiétude très compréhensible. Elles étaient impressionnantes, sans que cela traduise forcément une aggravation. Rassurer ne veut pas dire minimiser  : douleurs articulaires, fièvre qui persiste, fatigue marquée ou terrain fragile justifient de joindre un médecin sans tarder. Chez une femme enceinte exposée, une personne immunodéprimée ou souffrant d’une maladie du sang, le contact médical mérite d’être plus rapide. Les soins à domicile, qu’ils soient suivis par un cabinet infirmier libéral ou non, gardent ce cap  : observer calmement, transmettre ce qui change, notamment les signes de coqueluche, et ne pas rester seul avec un doute. Ce texte ne remplace pas une consultation médicale  ; en urgence, appelez le 15.

Georges Lapaire, depuis le carnet de tournée

Quand recontacter un professionnel après le premier avis

Une éruption peut évoluer par vagues, mais une fièvre qui revient ou persiste mérite un nouvel échange avec le médecin. Chez l’enfant, boire très peu, uriner rarement, devenir inhabituellement somnolent ou voir son état général décliner sont des repères concrets. Ne tardez pas. Chez l’adulte, des douleurs articulaires qui augmentent, une pâleur marquée ou un essoufflement justifient aussi une réévaluation, notamment en cas de maladie chronique ou de défense immunitaire affaiblie. Une femme enceinte exposée au parvovirus B19 peut joindre rapidement sa sage-femme ou son médecin, même sans symptôme. Et devant une gêne respiratoire, un malaise ou une dégradation brutale, c’est le 15. Ces repères ne remplacent pas une consultation médicale.

Enfant avec éruption observer l’état général et consulter si les signes s’aggravent.
Adulte douloureux demander un avis si les douleurs sont marquées ou persistantes.
Grossesse exposée prévenir rapidement médecin ou sage-femme.
Immunodépression ou anémie contacter sans tarder l’équipe soignante.
Repères de contact selon le profil après exposition à la 5ème maladie

Les questions qu'on nous pose

Comment soigner la 5e maladie ?

La cinquième maladie guérit le plus souvent seule. On soulage surtout la fièvre, les douleurs ou les démangeaisons avec repos, boissons et médicaments adaptés après avis d’un professionnel. Chez l’enfant, on évite l’automédication hasardeuse. Une consultation est nécessaire en cas de grossesse, d’anémie, d’immunodépression ou de symptômes inquiétants. En urgence, appelez le 15.

Pourquoi appelle-t-on cela la 5e maladie ?

Ce nom vient d’une ancienne classification des éruptions infectieuses de l’enfant. L’érythème infectieux, provoqué par le parvovirus B19, y occupait la cinquième place. Cette numérotation est aujourd’hui surtout historique : elle ne décrit ni la gravité de la maladie ni l’ordre dans lequel un enfant doit forcément les attraper.

Comment attrape-t-on le parvovirus B19 ?

Le parvovirus B19 se transmet principalement par les sécrétions respiratoires : gouttelettes émises en parlant, en toussant ou en éternuant, et mains souillées portées au visage. Une transmission par le sang est aussi possible, plus rarement. La contagion est surtout importante avant l’apparition de l’érythème, lorsque les signes ressemblent à un simple rhume.

Comment savoir si l’on est immunisé contre la 5e maladie ?

Seule une prise de sang peut confirmer une ancienne infection par le parvovirus B19, grâce à la recherche d’anticorps spécifiques, notamment les IgG. Beaucoup d’adultes ont été infectés sans s’en apercevoir. Ce bilan se discute avec le médecin, particulièrement après un contact pendant la grossesse ou en cas de maladie du sang.

Quelles sont les cinq maladies infantiles historiques ?

La classification historique regroupait la rougeole comme première maladie, la scarlatine comme deuxième, la rubéole comme troisième et l’érythème infectieux comme cinquième. La « quatrième maladie », aussi appelée maladie de Dukes, reste controversée et n’est plus retenue comme entité distincte dans la médecine actuelle. Cette liste ne remplace pas le calendrier vaccinal.

Qu’est-ce que la cinquième maladie ?

La cinquième maladie est un érythème infectieux causé par le parvovirus B19. Elle touche souvent les enfants et peut donner une fièvre légère, de la fatigue puis des joues très rouges, parfois suivies de plaques sur le corps. Elle est habituellement bénigne, mais mérite un avis médical chez la femme enceinte ou les personnes fragiles.

Le sujet en quelques lignes

La 5ème maladie est-elle encore contagieuse lorsque les joues deviennent rouges ?
La contagiosité est surtout présente avant l’éruption. Lorsque les joues rouges et les plaques apparaissent, l’enfant n’est généralement plus contagieux, mais un professionnel peut nuancer selon le contexte médical.
Une femme enceinte ayant été en contact avec un enfant atteint doit-elle s’inquiéter ?
Le contact ne signifie pas automatiquement un risque pour la grossesse, mais il est utile de prévenir rapidement le médecin ou la sage-femme. Une évaluation de l’immunité et une surveillance adaptée peuvent être proposées.
Pourquoi la 5ème maladie provoque-t-elle des douleurs articulaires chez l’adulte ?
Chez l’adulte, la réponse immunitaire au parvovirus B19 peut s’accompagner de douleurs ou de raideurs articulaires. Elles justifient un avis médical si elles sont importantes, prolongées ou associées à d’autres symptômes.
Peut-on retourner à l’école avec une éruption de 5ème maladie ?
Lorsque l’éruption est présente et que l’état général est bon, l’enfant n’est habituellement plus dans la phase la plus contagieuse. La décision tient aussi compte de la fièvre, du confort de l’enfant et des consignes de l’établissement.

Une éruption chez un enfant est souvent sans gravité, mais son contexte compte autant que son aspect. Notez la date des premiers symptômes, la fièvre éventuelle et les contacts à risque, puis échangez avec un professionnel de santé en cas de doute. Une femme enceinte exposée, un adulte très douloureux ou une personne immunodéprimée doit demander conseil rapidement. Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale ; en urgence, appelez le 15. « Georges Lapaire, depuis le carnet de tournée »

Révisé le 20.07.2026

Sources institutionnelles et limites

Les sources institutionnelles ci-dessous sont vérifiées et peuvent évoluer.

Une correction à signaler ? Écrivez à la rédaction ou consultez le journal des corrections. En urgence médicale, appelez le 15.

À lire aussi

D'autres billets dans le même esprit